L’énergie solaire photovoltaïque, ou PV, sera-t-elle l’énergie électrique du XXIe siècle ?

Tout le laisse à penser, à commencer par la baisse impressionnante des coûts d’installation. En 2020, au Portugal ou au Moyen-Orient, on voit des projets où le coût de l’électricité restituée durant la vie de l’équipement reviendra 2 ou 3 fois moins cher que l’électricité classique. Il s’agissait certes de très gros projets (en MW), dans des régions à l’ensoleillement particulièrement généreux. Mais la tendance est là.

Il reste un souci : l’intermittence du soleil, très prévisible, mais inévitable.

Le stockage par batterie s’impose comme une évidence, pour peu que les coûts du stockage restent limités. Ils seront d’autant moins élevés que le coût de production de l’énergie pour charger la batterie continue à baisser, et que de nouvelles batteries moins coûteuses arriveront sur le marché, comme les batteries Zinc-air.

En France, le réseau (pour l’essentiel exploité par Enedis) est très fiable, sauf événements spectaculaires mais rares, comme le passage violent de la tempête Alex dans les Alpes Maritimes ce mois-ci.

En France, l’électricité en réseau est à la fois bon marché et déjà très fortement décarbonée, notamment grâce aux parcs nucléaire et hydraulique d’EDF.

Tout ceci ne favoriserait pas l’explosion du PV en France, comme on la voit dans d’autres pays, en Allemagne notamment ?

A y réfléchir, on peut déjà voir plusieurs cas d’usage intéressants connus depuis longtemps ou en plein développement, pour des panneaux solaires couplés avec des batteries :

  • alimenter un site isolé, pour lequel le raccordement au réseau public d’électricité serait soit exclu, par exemple pour des raisons de protection d’un site naturel, ou pour des raisons de coût, tout en évitant les solutions bruyantes et émettrices de gaz à effet de serre comme les groupes électrogènes diesel.
  • fournir une alimentation électrique autonome, pour permettre une résilience « verte », par exemple après un événement climatique privant de l’accès au réseau électrique, au moins pour répondre aux besoins essentiels en électricité.
  • accroître son taux d’autoconsommation de l’électricité produite par les panneaux solaires, sur un site résidentiel ou d’une entreprise, connecté au réseau de distribution d’électricité, par exemple en installant des batteries à la fin d’un contrat de rachat de l’électricité produite.
  • disposer d’une installation prévue dès le début comme autonome car temporaire, en évitant les coûts de raccordement temporaire au réseau électrique. C’est ce dernier usage qu’a ciblé le premier démonstrateur Zinium de l’année 2020, conçu avec l’entreprise Novall, et enfin installé à La Défense malgré les vicissitudes de la covid-19.
Paris La Défense : Expérimentation Oasis Energétique 2020-2021, mobilier urbain autonome, 16m2 de panneaux solaires + 5 kWh de batteries, un point d’accueil abrité pour les piétons et un point de recharge pour des trottinettes électriques. Fonctionnalité et design.
L’arbre « sol-air » autonome en cours de montage sur l’esplanade de La Défense à Courbevoie, équipé de batteries Zinium.

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